A l’heure où l’immense majorité des entreprises disposent d’un site web, il est fondamental de bien savoir comment sont comptabilisés l’enregistrement d’un nom de domaine mais aussi le renouvellement de celui-ci.

La comptabilisation d’un enregistrement de nom de domaine


Afin d’obtenir un droit exclusif d’utilisation sur un réseau illimité, un nom de domaine va devoir être enregistré auprès d’un bureau. Autrement dit, l’enregistrement confère au nom de domaine la nature d’un droit incorporel.

Pour cette raison, l’enregistrement d’un nom de domaine est considéré, en comptabilité, comme une immobilisation incorporelle, tout du moins si le site internet associé est actif c’est-à-dire s’il permet de proposer des opérations commerciales, de vendre des produits ou d’obtenir des informations sur les produits et services.

Dans ce cas-là, il faudra inscrire à l’actif du bilan la valeur de l’enregistrement du nom de domaine. Ce prix d’inscription devra prendre en compte les frais engagés pour la  création du nom, pour la recherche d’antériorité mais aussi pour l’enregistrement à proprement parler.

Notez, en revanche, que les dépenses d’enregistrement d’un nom de domaine ne peuvent jamais faire l’objet d’un amortissement pour dépréciation pour la simple et bonne raison que la durée d’utilisation n’est pas connue à l’avance.

L’écriture comptable d’un renouvellement de nom de domaine


Chaque année, généralement, une entreprise doit renouveler son/ses nom(s) de domaine(s) afin que son/ses sites internet continuent d’être accessibles depuis le monde entier.

Pour la saisie comptable de ce renouvellement, il n’y pas de différence faite entre les sites dits « actifs » et les sites dits « passifs ». Dans les deux cas, les redevances payées annuellement par une société à l’entreprise qui gère les noms de domaine sont équivalentes à des frais d’entretien.

Ainsi, le renouvellement d’un nom de domaine va donner lieu à une écriture comptable en charges. Le compte « 401 – Fournisseurs » sera créditeur alors que les comptes « 651 – Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, procédés, logiciels, droits et valeurs similaires » et « 44566 – TVA déductible sur autres biens et services » seront débiteurs. En réalité, ce sera la même écriture que celle effectuée lors de l’acquisition d’un nom de domaine associée à un site internet dit « passif ».